Aiguillette : ornement d’uniforme fait de cordons tressés ferrés aux deux bouts.
Ambigu : repas qui n’est ni un déjeuner, ni un dîner, mais qui tient le milieu entre l’un et l’autre, par l’heure où il a lieu et par la nature des mets. Tous les services y sont confondus, et l’on sert à la fois tous les mets chauds ou froids, ainsi que le dessert.
Ancre de bossoir : ancre avec jas en bois ou en fer, placée sur les bossoirs et destinée au service courant.
Ancre à jet : petite ancre pour embossage destinée à être mouillée ou à servir aux petites embarcations. Le jas est en fer et peut se rabattre le long de la verge.
Arica : Ville maritime du Pérou, à l’embouchure de l’Azapa, sur l’Océan pacifique. Cette ville, au débouché d’une vallée extrêmement fertile a été presque entièrement détruite en 1605 par un tremblement de terre. (aujourd’hui au Chili).
Aussière : cordage, le plus souvent en quatre torons, qui sert au halage du bâtiment, sa grosseur va de 8 à 30 cm de circonférence, sa longueur est de 200 m.
Bâbord : coté gauche d’un navire, en regardant vers l’avant.
Bâbordais : matelot qui, sur le rôle d’équipage, a reçu un numéro pair d’inscription, les tribordais recevant un numéro impair.
Bahia : seconde ville du Brésil, dont elle fut la capitale jusqu’en 1763, sur le cap Saint-Antoine, qui forme l’extrémité orientale de la vaste baie de Tous-les-Saints (bahia de todos os santos).
Bande : inclinaison transversale que prend le navire, quand l’arrimage est mal fait ou sous l’action du vent.
Barrique : mesure de capacité valant 300 litres.
Bériot (Charles Auguste de) : violoniste et compositeur belge né à Louvain en 1802, mort à Bruxelles en 1870.
Bonnette :voile d’appoint, généralement carrée, que l’on ajoute aux autres quand la brise le permet pour activer la marche (les bonnettes se hissent aux extrémités des verques de chaque voile)
Bossoir : appareil de levage situé à l’avant, un de chaque coté du navire, et destiné à permettre la manœuvre des ancres, et à les supporter à leur poste.
Boston : jeu de carte dérivé du whist inventé à Boston pendant la guerre d’indépendance.
Bouline : cordage amarré par le milieu de chaque coté d’une voile carrée pour lui faire prendre le vent de coté.
choquer les boulines : les larguer.
Bourbon : ancien nom de l’île de la Réunion, jusqu’en 1789, puis de 1814 à 1848.
Branle-bas : action de plier ou déplier les hamacs au moment du lever et du coucher des équipages.
Brick : navire de petit tonnage à deux mâts grées à voiles carrés complets, trois focs et une brigantine.
Brig : (de l’anglais « brig », même sens) ancienne orthographe du mot brick.
Brick-goélette : brick ne portant au mât arrière que la brigantine et une voile de flèche
Brigantine : voile trapézoïdale enverquée sur la corne d’artimon.
Cabestan :treuil vertical, destiné aux manœuvres de force et mû au moyen de barres, à bras d’hommes.
virer au cabestan : agir sur le cabestan.
Cacatois : voile carrée légère, de petite dimension, qui surmonte les perroquets et que l’on ne met que par très beau temps. (il est intéressant de remarquer que la première apparition dans la langue française de ce mot dans ce sens précis n’est daté que 1832)
Cadeiras : signifie « chaises » en portugais. Ici, certainement l’équivalent du « parquet ». Jean fait la distinction entre le « parterre », places debout au rez-de chaussée du théatre et le « parquet », avec chaises.
Caliorne : gros palan à deux poulies triples en usage dans la marine.
Callao : ville et port du Pérou, sur l’océan Pacifique, à 14 km à l’ouest de Lima, près de l’embouchure du Rimac. Exportation de guano, nitrates, métaux précieux. Ses habitations se pressent entre la mer et les Andes imposantes, au bord d’une baie qui est l’un des meilleures mouillages de la côte sud- américaine sur le Pacifique, abritée par les flots du Fronton et de San Lorenzo. Climat salubre. Fondée par les espagnols sous le nom de « Ciudad de los Reyes » (1535), Callao a souvent été ravagée par des tremblements de terre (1630, 1746) qui ont fait disparaître les belles constructions de jadis. Les Espagnols y demeurèrent jusqu’en 1826.
canule : personne très importune, très ennuyeuse : quelle canule ! canuler : obséder, importuner
capeler : disposer les boucles des manœuvres, pour les fixer sur les mâts, les vergues — capeler la hune : la mettre à son poste sur le mât.
capitaine caboteur : grade de la marine de commerce.
carguer : replier et amarrer les voiles contre les verques ou le mât.
carliste : partisan de don Carlos (Charles de Bourbon) qui füt déshérité du trône d’Espagne par son frère Ferdinand VII au profit de la fille de celui-ci née en 1830 en abrogeant la loi salique. Ferdinand VII mourut en septembre 1833, Don Carlos prit les armes en 1834 et fut défait par la régente sa belle- sœur en 1839. ou : partisan de Charles X.
caronade : bouche à feu plus courte et plus légère que le canon et plus facile à pointer, mais de tir moins puissant et moins juste.
cercle à réflexion : instrument ne différant du sextant qu’en ce que l’arc de cercle est remplacé par un cercle entier.
claque : chapeau à très larges bords relevés et aplatis sur les cotés, de façon à former deux cornes allongées et plus ou moins recourbées en haut. (En France, c’est la coiffure de grande tenue des généraux, des officiers de marine, des élèves de l’Ecole polytechnique, etc..)
commodore : dans les marines britannique et américaine, capitaine de vaisseau commandant une division navale.
contre-brasser : en parlant des verques, brasser en sens contraire : changer leur direction, pour amener le vent sur la voile, et contrarier la marche du navire, soit dans un virement de bord, soit pour mettre en panne.
La Corogne : port d’Espagne, sur la côte atlantique.
corps mort : Ancres de grande dimension, au nombre de deux au moins, réunies par des chaînes et servant à l’amarrage des navires dans les rades.- Chaîne de ces ancres
corvette : anciennement navire de guerre, intermédiaire entre la frégate et le brick ; puis petit navire annexe des écoles de la marine : corvette-école d’application de l’école navale, corvette d’exercice des
mousses. corvette-aviso : bâtiment de faible tonnage, relativement rapide, chargé des reconnaissances.
coupon :
coutil : toile de chanvre ou de lin, ou encore de lin et de coton, d’un tissu croisé et très serré. désolation (île de la) : île de Kerguelen (île centrale des îles Kerguelen)
deux-ponts :
drome : faisceau de pièces de mâture.
Duguay-Trouin (René) : (Saint-Malo 1673 — Paris 1736) marin français. Prit Rio de Janeiro en 1711. Ecrivit ses mémoires.
dunette : superstructure fermée, placée sur le pont arrière d’un navire et qui s’étend en largeur d’un bord à l’autre.
écoute : cordage servant à border une voile.
embossage : action d’embosser un navire dans le but de maintenir le bâtiment immobile dans une position déterminée, en dépit du vent et des courants.
embosser : tenir un navire à poste fixe, au moyen d’ancres mouillées devant et derrière. encablure : mesure de longueur de 120 brasses (195 mètres)
enverguer : fixer une voile à une verque.
estrope : anneau formé par un cordage dont les deux bouts sont épissés l’un sur l’autre, et qui sert soit à supporter une poulie, soit à capeler sur une verque ou un autre objet.
étai : câble en fil de fer ou cordage allant de chaque tête de mât à un point fixe déterminé, situé dans le plan longitudinal.
Falmouth : ville d’Angleterre (comté de Cornwall), à l’embouchure du Fal. Port accessible aux plus grands navires.
fièvre quarte : fièvre intermittente revenant tous les trois jours.
flanelle : tissu fait ordinairement de laine cardée, tiré à poil et peu foulé. Le gilet de flanelle est utilisé principalement pour éviter les refroidissements, la mode en vint en France lors de la grande épidémie de choléra de 1832.
foc : voile triangulaire à l’avant d’un navire.
France (île de) : île Maurice
frégate : bâtiment de guerre à trois mâts à une seule batterie et ne portant pas plus de soixante pièces de canons.
gabarre : bâtiment de transport de 300 à 600 tonnes, mâté en trois-mâts et armé de dix-huit à vingt canons.
gabier : matelot de l’entretien et de la manœuvre du gréement. gabier de combat : gabier breveté
gabier volant : matelot de pont, bon marin suppléant du gabier de combat
garcette : petit cordage tressé.
gargousse : sac cylindrique, en fort papier, en toile amiantine où en métal dans lequel on enferme la charge de poudre destinée à la propulsion du projectile d’une bouche à feu.
géodésie : science ayant pour objet d’étudier la forme de la terre, et d’en mesurer les dimensions.
goëlette : Bâtiment léger à deux mâts et à voiles auriques, de 50 à 250 tonneaux.
Gorée : Chef-lieu de la colonie française du Sénégal, dans l’îlot rocheux du même nom, situé au milieu de la rade de Dakar. Grande prospérité commerciale. L’île, de 600 m de long sur 150 de large, possède à son extrémité, sur une petite éminence, un fort qui commande la rade de Dakar.
Granville : port de la côte occidentale du Cotentin.
gréement : ensemble des manœuvres, poulies, cordages qui servent à l’établissement et à la manœuvre des voiles d’un bateau.
gréer : mettre en place le gréement — mettre en place, en parlant d’un mât, d’une voile, d’une verque — disposer la mâture d’une certaine façon : bâtiment que l’on a grée en brick, en goélette.
hauban : nom générique des cordages servant à maintenir les mâts et à leur permettre de résister aux efforts en travers qu’ils subissent.
hune : plate forme fixée sur les bas-mâts et servant à écarter et à rider les haubans de hune, à déposer du matériel et de lieu de repos.
hunier : voile carrée située immédiatement au-dessus des basses voiles.
lbrahim-Pacha : (Kaväla, 1789 — Le Caire, 1848), vice-roi d’Egypte (1848), fils aîné de Méhémet-Ali. Devint maître de la Syrie (1832-1840) après avoir vaincu le sultan Mahmud Il et que la France et la Russie imposèrent la convention de Kutalieh aux belligérants en 1833, qui cédait la Syrie à l’Egypte.
Islay : ville et province du Pérou méridional. Dressé au bord du Pacifique, sur une falaise percée de grottes à « souffleurs », la ville a un port faiblement échancré.
Joinville (François d’Orléans, prince de) : (Neuilly-sur-Seine 1818 — Paris 1900) prince français, troisième fils de Louis-Philippe. Il entra à l’école navale en 1834, ramena les restes de Napoléon en France (1840). Contre-amiral et pair de France en 1843, il s’exila en 1848, il fut réintégré au grade de vice-amiral et élu député en 1871.
lazaret : Établissement isolé dans une rade, disposé pour recevoir des malades, des marchandises, des équipages suspects de contagion.
lieue marine : 5,5 km
lieutenant de frégate : ancien grade correspondant à celui d’enseigne de vaisseau
loubine : bar (poisson)
maille : intervalle existant entre 2 couples voisins ou deux varangues voisines.
Maria 11 da Gloria : (Rio de Janeiro, 1819 — Lisbonne, 1853) reine de Portugal (1826-1853), son oncle Dom Miguel, régent, se proclama roi en 1828, Doña Maria dut se réfugier en Angleterre puis au Brésil, son père dom Pedro lui rendit le trône (1833) et se démit de la régence en 1834.
morne : (mot antillais) petite montagne arrondie, colline
nager : ramer |
nord-ouest : grosse capote en toile goudronnée ou passée à l’huile de lin cuite, pour marin.
octant : instrument qui est formé d’un secteur de 45° et sert à prendre des hauteurs et des distances.
Païta : ville maritime du nord du Pérou, dans la baie du même nom (près de Piura), port actif bien abrité contre les vents du sud.
passavant : partie du pont supérieur, servant de passage entre l’avant et l’arrière.
pataque : monnaie d’argent du Brésil
Pedro l°’ d’Alcantara : (Queluz, Portugal 1798- Lisbonne, 1834), empereur du Brésil (1822-1831), roi de Portugal (1826), fils de Jean VI, roi de Portugal, il suivit au Brésil sa famille, chassée par l’invasion française (1807). Après le retour de son père au Portugal (1821), il devint empereur du Brésil. Roi de Portugal à la mort de son père (1826), il abdiqua en faveur de sa fille, doña Maria. En 1831, il cède la couronne du Brésil à son fils et reconquit le Portugal (1833). Il fit déclarer Doña Maria majeure en 1834.
Périer Casimir : (Grenoble 1777 — Paris 1832) Banquier et homme politique français, député et membre de l’opposition libérale sous la Restauration, rallié à Louis-Philippe, il devint président du conseil en 1831. Il réprima durement les insurrections de Paris et de Lyon et soutint la Belgique contre les Pays-Bas. Il mourût du choléra.
perroquet : voile haute, carrée, s’établissant au-dessus des huniers.
pied : 32,48 cm
piroque : baleinière (embarcation longue, étroite, légère, construite pour la pêche de la baleine. Les baleiniers portaient de quatre à six baleinières.)
Pondichéry : Ville de l’Inde, chef-lieu des établissements français.
quinquet : abréviation de lampe à la Quinquet, du nom d’Antoine Quinquet (1745-1803) : lampe à double courant d’air, avec réservoir d’huile au-dessus de la mèche.
Réaumur : Echelle de température, dont le degré 0 correspond à la glace fondante et le degré 80 à l’eau bouillante. 23 Réaumur = 29 ° C
réis : monnaie de compte du Portugal et du Brésil
Rencontre : objet que l’on achète d’occasion et à bon marché : c’est une rencontre. De rencontre : acheté par occasion : meuble de rencontre
Ride : petit cordage passant dans les trous des caps de mouton et servant à faire effort pour tendre les haubans.
Rider : tendre à l’aide de rides et/ou de ridoirs. ridoir : appareil servant à rider des cordages, à vis, cap de mouton, ou crémaillère.
Ris : partie d’une voile destinée à être serré sur la vergue au moyen de garcettes passées dans une bande de ris.
Bande de ris : bande de toile de renfort cousue sur la voile pour limiter les ris. (des œillets sont percés dedans pour recevoir un cordage qui y forme des estropes dans lesquelles s’amarrent les garcettes de ris).
Prendre un ris : serrer une bande de ris sur la vergue pour diminuer la surface de la voile.
Ris de chasse :premier ris d’un hunier.
Saint-simonien : ici adepte de la religion fondée par le père Enfantin, lui-même disciple de Saint-Simon ; la religion Saint-simonienne fut interdite en 1832 et son fondateur arrêté puis gracié. femme libre : femme messie recherché en Egypte en 1833 par le père Enfantin, et qui devait l’aider à parfaire le bonheur de l’humanité.
Sépia : matière colorante brune que contient la seiche et dont on se sert pour le dessin au lavis
Sextant : instrument à réflexion, dont le limbe gradué s’étend sur 60°, employé à bord des navires pour prendre des angles et mesurer des hauteurs (en mesurant la hauteur du soleil au méridien, on détermine la latitude). Chaque officier de marine est tenu d’en avoir un qui ne le quitte jamais.
Sou : pièce de cinq centimes. cinquante sous = deux francs cinquante
Tancrède : opéra sérieux italien, paroles de Rossi, musique de Rossini (Venise 1813)
Timonier : matelots chargé de la surveillance de la route, de la transmission des ordres, de la sonde, des
Signaux. timonier coureur : matelot de pont attaché au service de la timonerie pour transmettre les ordres.
Toise : 1,949 m
Ton : partie supérieure d’un mât entre le capelage et l’extrémité supérieure ( 1/7e partie du mât ) amener les huniers sur le ton : les disposer de telle sorte que le racage repose sur le ton, la vergue restant suspendue par ses balancines.
Tonneau : mesure de jaugeage des navires, valant 1,440 m3. ou bien 2,83 m3
Torcher de la toile : déployer le plus de voiles possibles.
Tribord : coté droit du navire en regardant l’avant. tribordais : hommes de l’équipage faisant partie du quart de tribord.
Trictrac : jeu qui se joue avec des dames et des dés sur un tableau divisé en deux compartiments, ancêtre du jacquet.
Vaguemestre : officier marinier chargé du service postal d’une unité. vaisseau : bâtiment de guerre de fort tonnage. vareuse : blouse courte en grosse toile, que revêtent les marins pendant le service ordinaire du bord.
Vergue : longue pièce de bois, espar cylindrique, effilée à ses extrémités et placée en travers d’un mât, pour soutenir et orienter la voile.
Vigie : matelot placé dans la mâture pour faire le service de veille.
Voltigeur : soldat de certaines unités d’élite d’Infanterie légère crées sous l’Empire.
Youyou : petite embarcation courte, large, tenant bien la mer et servant à divers services du bord.
Zampa : opéra-comique en trois actes, paroles de Mèlesville, musique d’Herold. Représenté à l’Opéra- comique en 1831. :
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