Lettre du 9 novembre 1833 de M. Dubreuil à Emile Ranson

Monsieur

J’ai eu l’honneur de recevoir vos deux lettres, elles sont tellement aimables que je n’ose réellement pas croire que je puisse mériter les expressions qu’elles contiennent ; monsieur votre fils connu […] les attentions que j’ai eues pour lui par son mérite personnel et son excellente conduite ; un recommandé tel que lui devient un sujet de plaisir et d’intérêts ; mais je n’en suis pas moins très sensible à l’extrême délicatesse qui a dictée votre lettre et vous fais mon compliment bien sincère sur les joies que votre fils vous prépare pour l’avenir.

Je suis confus, Monsieur, d’avoir [autant] tardé à vous répondre. Il n’a pas fallu moins que mes nombreuses occupations obligées par le nouveau détail d’instruction que je joins au premier et pour lequel je dispose des [matériaux] pour la rentrée des classes ; pour différer accuser réception de vos deux lettres et d’un paquet contenant des effets lequel est arrivé assez tôt pour que votre fils le reçoive et conséquemment aussi les deux lettres incluses dans les miennes. Il est parti quelques jours après et le temps que nous avons eu doit faire penser qu’ils auront pu se mettre en belle position avant le gros temps.

Madame Dubreuil a été bien sensible à votre souvenir, elle vous prie d’agréer ses hommages et de les faire agréer à Madame Ranson qu’elle félicite ainsi que moi sur le succès récent de son fils et sur les satisfactions dont il sera désormais l’objet.

J’ai l’honneur d’être avec respect

Monsieur

Votre très humble et obéissant serviteur

Brest 9 novembre 33

Dubreuil

Veuillez Monsieur être assez bon pour nous rappeler au souvenir de Mme Rang, et lui dire qu’elle et son fils font souvent le sujet de nos conversations ; cependant il arrive souvent que l’un de nous l’accuse de paresse pour écrire à ses amis.

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